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May 23, 2017

L’Afrique, nouveau terreau des maladies non transmissibles

L’Afrique, nouveau terreau des maladies non transmissibles

Les maladies non transmissibles comme le diabète qui étaient plus fréquents dans les pays développés élisent, aujourd’hui, domicile en Afrique. C’est, en tout cas, ce qu’a révélé, hier, le Pr Claude Jaffiol, académicien en France.

«Les maladies non transmissibles comme le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, l’obésité… sont en progression partout dans le monde, en particulier dans les pays en voie de développement. S’agissant du diabète, il est avéré qu’il sera beaucoup plus présent dans les pays du Sud que dans ceux du Nord où il était traditionnellement plus fréquent ». C’est en ces termes que le Pr Claude Jaffiol, agrégé en Médecine et membre du Conseil d’administration de l’Académie de médecine de France, a attiré l’attention des autorités médicales des pays comme le Sénégal. Il s’exprimait, hier, lors de l’ouverture du premier forum Afrique de l’Ouest-France de santé publique et d’innovation médicale organisé par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) et la Fondation de l’Académie de médecine de France (Fam).

Selon M. Jaffiol, les raisons sont essentiellement le changement de mode de vie et la diminution de l’activité physique. « Autrefois, les gens qui travaillaient en milieu rural avaient une activité physique qui compensait largement les apports caloriques qui n’étaient pas forcément excessifs », a-t-il expliqué. Il y a également le rôle des famines contrairement à ce que l’on pourrait penser. « Il est constaté que lorsqu’il y a eu des périodes de famine, comme c’est malheureusement le cas dans certains pays en voie de développement, les générations qui suivent vont au contraire présenter un excès de poids, du diabète, etc. », a expliqué le spécialiste, insistant, dès lors, sur la prévention. « C’est un aspect très important à prendre en compte parce que si les maladies transmissibles coûtent chers, celles non transmissibles coûtent très chers. Il est donc essentiel pour des pays comme le Sénégal de prévenir », a prévenu Claude Jaffiol.

Il sera donc question, lors de ce forum qui sera clôturé aujourd’hui, de la coopération médicale France-Afrique de l’Ouest, des maladies infectieuses et cancers viro-induits, des technologies et innovations en santé et la santé publique. « Malgré les importants progrès réalisés, l’Afrique se doit de relever encore de nombreux défis pour répondre aux besoins urgents des populations, de plus en plus exigeantes en matière de santé. Aussi bien les maladies transmissibles que les maladies non transmissibles constituent de lourds fardeaux », a déclaré le président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal. Pour le Pr Doudou Bâ, l’Afrique doit donc faire plus et mieux pour améliorer l’état de santé de sa population en s’adossant sur les progrès de la science mais également sur des ressources humaines compétentes et accessibles grâce à une formation de qualité.

Ndiol Maka SECK (SOLEIL)

presse
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